paix intérieure
 

 

La paix intérieure

La paix intérieure est-elle possible sur cette terre ? J’ose y croire. Mais on doit d’abord faire la paix avec soi-même avant de pouvoir la transmettre aux autres. Ma paix intérieure, j’ai dû moi aussi la bâtir. La paix en soi s’exprime par une sorte de calme intérieur, un sentiment de bien-être profond et du droit d’exister. Pour ce faire, j’ai dû faire quelques rénovations, pour ne pas dire presque tout refaire. J’ai recommencé à la base. Ça peut faire peur de tout recommencer, mais c’est très profitable et parfois inévitable. Et je me suis dit : "Cette fois, c’est moi qui vais décider comment construire. C’est moi qui vais décider, si je mets de la pierre ou de la brique. Et si je ne suis pas satisfaite, je n’aurai personne d’autre à blâmer que moi-même". Cependant, il faut bien comprendre une chose … on ne doit jamais critiquer, ni juger, les personnes qui nous ont bâtis mais, au contraire, les remercier et les pardonner s’il y a lieu. Car aujourd’hui j’ai compris que nos parents et éducateurs ne peuvent pas nous donner ce qu’ils n’ont pas reçu. Aussi, étape par étape, à mon rythme, avec mon cœur et mes désirs, j’ai commencé. Mais, on ne construit pas une maison en un seul jour.

Les fondations de ma paix intérieure.

J’ai commencé par essayer de me rappeler mon enfance la plus lointaine. Car je me suis dit que ce que j’aimais et ce que j’étais étant petite, est sûrement relié à ce que j’aime et ce que je suis aujourd’hui. J’ai médité, j’ai laissé les images de mon enfance monter en moi. Mais cette fois, je  me suis mise en retrait et j’ai regardé défiler les premières années de ma vie. Je laissais monter les images et les émotions…sans juger. Je voulais comprendre comment j’en étais arrivé à être ce que j’étais à ce moment là. Au début, je revoyais la maison de mon enfance, ma chambre, mes posters au mur. Je me rappelais certains détails, comme la couleur des rideaux, et petit à petit, d’autres images, que j’avais oubliées, me revenaient : des odeurs, ce que j’aimais, ce que j’aimais pas, mes peurs, mes tristesses et mes joies, mes premiers Noëls, mes cadeaux, le réveillon…. J’aimais me retrouver seule dans la forêt et dans les champs de fraises dont j’aimais les odeurs. Et finalement, je me suis rendue compte que c’est ce que j’aime aujourd’hui encore. Mais, je me suis, moi aussi, laissée prendre par la tyrannie du temps et un jour, la paix m’a quitté. J’ai oublié "qui" j’étais pour finir par ressembler à ce que la société et les gens autour de moi voulaient que je sois. Pour être, soi disant, comme les autres, j’ai fini par oublier que j’étais un être "unique" avec ses goûts et ses propres idées. Lorsque j’étais enfant, je jouais à enseigner. J’avais installé un tableau vert et j’avais au moins 50 élèves (imaginaires bien sûr) auxquels j’enseignais français et mathématiques… Plus tard, je suis devenue éducatrice, mais cette fois, ayant compris,  j’enseignais l’estime de soi, la confiance et la liberté d’expression. J’ai adoré ce métier qui m’a vraiment permis d’évoluer. C’est là que j’ai compris ce que veut la vie. Depuis, pour savoir si je suis sur la bonne voie lorsque je fais des choix, je médite et je me remets dans la peau de la petite fille que j’étais et je laisse simplement monter les images. A cet âge, je ne me posais pas la question de savoir ce que je voulais faire dans la vie. J’agissais spontanément avec mon cœur, sans me soucier de ce que les gens pouvaient dire ou penser. Car, avant l’âge de 7 ans, on ne raisonne pas, on agit avec le cœur, on suit ses impulsions. On ne se pose pas la question de savoir si c’est bien ou pas.  Non ! On suit simplement son intuition. Et, par dessus tout, on vit le moment présent. Aussi, pour savoir ce qu’on veut réellement ou simplement pour comprendre un comportement ou une attitude, il suffit de retourner en soi et d’observer. La réponse est là. On a juste à l’accepter. Encore aujourd’hui, j’ai tendance à chercher des coupables et à me déresponsabiliser, mais je reviens vite sur le bon chemin et je me dis que je suis la seule responsable de ce qui m’arrive. Je réalise que je suis l’auteur du livre de ma vie et je comprends alors que je peux facilement en changer des passages. Pour bâtir cette paix, il faut se pardonner gestes et paroles, ne pas se quitter un instant et rester en contact avec son être profond en tous temps. Mais, j’avoue que ça demande un certain entraînement … et que ça prend du temps. Et, pour garder ce contact, la méditation est un outil extraordinaire. On a en soi des trésors inestimables…

La charpente : Ma charpente, c’est mon adolescence. Mais quelle période !!! À l’époque, j’aurais bien sauté cette partie de la vie. Mais avec le recul, je vois bien qu’elle était nécessaire à mon évolution. Je commençais à avoir des rondeurs. J’étais une jeune fille timide, un peu révoltée et ça grondait parfois en dedans. Mais on m’a toujours dit "Ne fait pas d’histoire. Alors j’encaissais et me laissais dire des méchancetés mais ça me blessait énormément. Du coup, je me suis construit une carapace … et une bonne ! Et c’est cette même carapace que j’ai dû démolir plus tard. Ce fut la période la plus difficile. Mais je continuais d’avancer et de survivre aux méchancetés des autres. Alors pour revivre cette partie de ma vie, j’ai encore une fois utilisé la méditation afin de me revoir à cette période et essayer de ressentir les émotions qui m’habitaient. Je comprenais mieux. Par contre, ce fut plus pénible que pour l’enfance. Si on m’avait laissé dire ce que je pensais, ce que j’aimais ou ce que je n’aimais pas, j’aurais eu plus de respect pour moi-même et, du fait, même les autres m’auraient respecté. Lorsqu’on a du respect pour soi, on expérimente une toute autre dimension de la vie. Cependant, il est inutile de blâmer qui que se soit. Cela ne mène nulle part et nous empêche même d'évoluer. La première chose que j'ai faite c'est d'apprendre à dire NON lorsque je n'avais pas envie de faire quelque chose, ou alors je répondais "Laisse-moi y penser". De cette façon, je pouvais analyser si je le faisais pour me faire aimer ou parce que ça me faisait réellement plaisir. Au début, on se sent un peu coupable mais, à ce jeu, on apprend vite. J’ai commencé par mon conjoint (c’est plus facile) et, petit à petit, j’ai étendu ça à tout le monde. C’est alors que j’ai commencé à m’aimer et à me respecter vraiment. Et ce qui est bien dans tout ça, c’est qu’on est fier de ne pas se laisser imposer des choses qu’on n’aime pas ou qu’on n’a pas envie de faire. Le mot liberté a pris tout son sens. Je fais des choix.

Pour retrouver la paix intérieure, il faut se respecter et accepter ce qu’on est aujourd’hui ! Que ça plaise ou non !

Et pour terminer la construction de cette paix intérieure, on va y mettre le toit. Ce toit, c’est tout ce que je pense aujourd’hui et comment je pense ! C’est la façon dont je nourris mon âme. Chaque jour, je lis une belle pensée, je remercie l'univers et je prends l'habitude d'être heureuse. Et, croyez moi, j’en suis très fière. Mais avant tout, il faut comprendre qu’on décide, seul, de ses pensées et de son attitude. On est totalement responsable de la façon dont on gère ses pensées et ses émotions.

C’est en me responsabilisant, en me conscientisant et en me posant des questions que j’ai réussi. Lorsque je sens la colère en moi, je fais un gros STOP dans ma tête et je me pose les questions suivantes : "En quoi ça me dérange si il (ou elle) fait telle ou telle chose ? Est-ce que ça va changer quelque chose à mon bonheur ? Est-ce que c’est si dramatique que ça ? Qui est responsable de tout ce chambardement en moi ? Est-ce que je le fais pour me faire aimer ou par plaisir ? " Après m’être posée toutes ces questions (selon la situation bien sûr), je réalise souvent que ce sont les vieilles blessures du passées qui refont surface. Et puisque le passé je n’y peux plus rien, autant l’accepter et faire avec. Par contre, le moment présent m'appartient ! Et si je ne suis toujours pas d’accord après ce questionnement, alors là, je réagis, pas sous l’effet de la colère, mais néanmoins avec fermeté. De cette façon, je ne vis aucune culpabilité face à une réaction trop hâtive (puisque je l’ai réfléchie) et je reste donc, encore une fois, en paix avec moi-même. Ce sont des petits trucs qui peuvent sembler banals mais qui, pour moi, furent très efficaces. Tout ce qu’il vous reste à faire c’est d’essayer et ça marchera pour vous aussi !

En ce qui concerne la finition intérieure, c’est le chemin que vous allez parcourir pour réussir à bâtir cette paix intérieure.

À toi de jouer maintenant.

Si tu crois que ton problème est bien au-delà de tout ça, n’hésite pas à consulter. Vérifie auprès de ton CLSC. Et, pour les Québécois, un lien à suivre M02 - Référentiel établissements

 

 

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