L'attente est-il un manque de communication?

Attente ou… Entente?

La communication serait-elle coupable de nos attentes?

Certaines personnes se posent des questions sur l’attente. Est-il bon d’en avoir ou non ? Est-ce normal ? Est-ce un manque de communication ?

Avoir des attentes, c’est considérer que quelqu’un ou quelque chose va arriver. Souvent, c’est basé sur une promesse ou une entente quelconque avec quelqu’un. On a pris un billet d’avion, donc on s’attend à ce que l’avion soit là. Partant de là, il est ni normal ni anormal de vivre dans l’attente. Ça fait partie de la vie. Par contre, il faut au préalable un accord entre deux personnes. Sinon, c’est la déception. 

Avoir des attentes, c’est l’attitude qu’on adopte par rapport à un besoin. Cette attente devient malsaine si elle nous place dans un état de dépendance par rapport à l'autre et ce choix est nécessairement frustrant, car rarement comblé.

Face à une attente on doit faire des choix. Soit on attend que l’autre devine nos besoins, soit on lui en fait part. Il faut cesser de croire que l’autre peut deviner ce qu’on pense.

Pourquoi vit-on dans l’attente ? Il peut y avoir plusieurs raisons. En général, on se base sur ce qu’on pense sans toutefois vérifier avec la personne concernée si cette attente est justifiée ou non. Les croyances, prises pour acquises, sont une des causes majeures.

On prend pour acquis, dans les relations, que la personne qu’on fréquente va nécessairement deviner ce que l’on veut. Ce n’est pas toujours le cas. Bien au contraire. 

Le manque de communication est une source d’attente non bénéfique qui amène souvent les couples à se séparer. Chacun reproche à l’autre de ne pas l’aider. Est-ce qu’on le lui a demandé ? Ou bien a-t-on pris pour acquis que, si les deux travaillent à l’extérieur par exemple, il est normal qu’il aide ! Dans ce cas, on a pris pour acquis que le conjoint a les mêmes croyances que soi. C’est à cause des ces attentes et croyances que certains couples vivent des émotions fortes et parfois de fortes tensions.

Derrière chaque attente se cachent des peurs. Par exemple, votre conjoint oublie votre anniversaire … vous avez peur qu’il ne vous aime plus. Votre enfant ne fait pas sa chambre … vous pensez que votre entourage vous jugera sur votre façon d’élever vos enfants….

Bien sûr, dans la société dans laquelle on vit, on croit normal d’avoir des attentes. On travaille pour une compagnie. Cette compagnie a des attentes vis à vis de nous et on en a aussi envers elle. On a des attentes face à ses enfants, ils en ont envers nous…. C’est, entre autres, à cause de toutes ces attentes que l’on vit parfois certaines émotions de peur, tristesse, rancune et colère.

Toutes ces attentes créent des frustrations et j’irais même jusqu’à dire certains malaises. Voilà pourquoi il est important de ²devenir conscient² afin d’éviter ces frustrations et ces émotions. Il est temps de diriger sa vie pour permettre d’éviter les blocages dus aux croyances mentales.

Toutes les attentes qu’on a envers les autres, on les a aussi envers soi-même, car on fait toujours aux autres ce que l’on se fait à soi-même. Grâce à cela, on peut prendre conscience de sa personnalité en se regardant agir avec son entourage.  Évidemment il est toujours plus facile de regarder dans le jardin du voisin plutôt que dans le sien. C’est la même chose lorsqu’on veut guider quelqu’un. Lorsqu’on donne des conseils, et que l’autre ne les suit pas, on est souvent déçu. C’est parce qu’on a donné ces conseils avec une arrière pensée. faites le plutôt par amour et surtout vérifier si la personne vous avait promis de le faire ou bien si c’était seulement pour avoir une deuxième opinion.

Comment savoir si on vit dans l’attente lorsqu’on rend service à quelqu’un ? Très simple ! Si après avoir rendu service, on s’attend à ce que cette personne en fasse autant pour nous et, si devant son refus, on vit déception et frustration, c’est qu’on n’a pas rendu service avec amour.

Plutôt que de donner en espérant quelque chose en retour (ce qui n’est pas donner d’ailleurs … c’est du troc !), il vaut mieux ne pas donner. Si on ²donne² quand même, mieux vaut découvrir la peur qui vous motive à donner. Est-ce pour se faire aimer, pour ne pas être traité d’égoïste… En devenant conscient de la peur qui motive à donner, on peut se permettre de le faire mais cette fois on peut ainsi en aviser la personne. Je te donne ce cadeau mais par contre, j’ai un service à te demander. Si elle accepte, là on peut parler d’attente.

En conclusion, pour cesser de vivre dans l’attente, on doit apprendre à communiquer davantage ses demandes aux autres. Mais attention, lorsqu’on exprime une demande, on ne doit pas s’attendre à ce que l’autre y réponde toujours favorablement. Il faut lui laisser le droit de prendre ses propres décisions … et les accepter !

Quand on a pris un engagement clair et précis et que l’autre ne respecte pas cette entente, alors on a le droit d’être déçu … et on en profite pour vérifier si on respecte soi-même toujours ses engagements. Dans le cas contraire, l’émotion ressentie est là pour aider à devenir conscient.

Parfois on s’engage en se laissant emporter par un projet qui semble excitant, mais de retour à la maison, on réfléchit et on s’aperçoit que ce n’est pas aussi emballant que ça en avait l’air. On peut alors se donner le droit de se désengager en appelant la personne concernée et en lui expliquant qu’on a réagi trop vite et qu’on a changé d’idée. Cela ne veut pas dire non plus qu’on puisse toujours se laisser emporter et par la suite se désengager. Mais il arrive parfois qu’on exige trop de soi-même.

Il est impossible dans le monde où l’on vit de ne pas avoir d’attentes. Elles en font partie. Aussi, une communication claire et précise limite les attentes inutiles et évite ainsi de vivre des émotions négatives.

 

 

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